NewsCore
    VeilleÉconomiqueGuerre Hydrique

    Mirny ne suffira pas : verrou hydrique kazakh

    La confirmation du méga-projet éolien Mirny (TotalEnergies, 60 %) illustre la volonté du Kazakhstan de diversifier son économie au-delà des hydrocarbures. Mais un frein structurel s'impose : le stress hydrique contraint les investissements étrangers, notamment dans les datacenters, et plafonne la portée réelle de cette diversification.

    15 juin 20265 min de lecture
    ZOLTY .IE
    ZOLTY .IE

    L'équipe Zolty

    La confirmation du méga-projet éolien Mirny, porté par TotalEnergies (60 %), constitue l'actualité marquante de la politique énergétique kazakhe. Destiné à alimenter le réseau national et les futurs datacenters, ce projet illustre la volonté de Nur-Sultan de diversifier une économie dont les hydrocarbures représentent 60 % des exportations. TotalEnergies renforce ainsi sa présence dans un secteur dominé par des majors étrangères : Chevron, ExxonMobil, Eni, Shell, Lukoil. Confirmant que le Kazakhstan attire ses capitaux de croissance via les IDE.



    Cette stratégie énergétique ouvre des opportunités sur des secteurs adjacents comme le transport et l'industrie. Toutefois, un frein structurel s'impose : la ressource en eau. Face aux projections de stress hydrique, le ministère de l'Énergie a durci ses normes, provoquant une réévaluation des investissements étrangers envisageables, notamment dans les datacenters, grands consommateurs d'eau de refroidissement.



    Le Kazakhstan se positionne comme un partenaire majeur pour les IDE, mais son exposition au stress hydrique plafonne les investissements susceptibles de porter sa diversification économique.



    Pour aller plus loin

    Tous les rapports

    Trois rapports NewsCore qui prolongent l'analyse de cet article.