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    Maman, je pars faire mon Erasmus à Damas

    L'UE a accordé à la Syrie une coopération dans le cadre d'Erasmus+, mais en la limitant aux échanges académiques, sans les financements réservés aux pays membres. Un effet d'annonce diplomatique qui risque de rester symbolique : tant que la Syrie figure sur les listes rouges, les universités européennes hésitent à formaliser des accords et les visas restent un obstacle concret pour les étudiants syriens.

    15 juin 20265 min de lecture
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    L'équipe Zolty

    Nous faisions la semaine dernière un point sur la volonté syrienne de rejoindre des programmes d'échange avec l'Union européenne via le programme Erasmus+. L'UE a accordé, à l'issue des négociations, d'établir la coopération. Cependant, elle a limité la coopération aux échanges et ne souhaite pas ouvrir la possibilité de financements accordés aux pays membres. Ces aides pouvaient couvrir des bourses pour les étudiants étrangers ainsi qu'un soutien aux structures d'accueil. La restriction européenne sur ces aides ne doit pas amoindrir l'effet diplomatique, mais ne doit pas non plus être surjouée. Les partenariats entre universités sont empêchés par l'inscription de la Syrie sur les listes rouges des pays.

    Cette classification constitue un frein concret et souvent sous-estimé. Elle dissuade les établissements européens de formaliser des accords, par crainte de complications administratives et assurantielles. Les étudiants syriens se heurtent par ailleurs à des obstacles persistants en matière de visas et de reconnaissance des diplômes. L'effet d'annonce diplomatique risque donc de rester lettre morte tant que ces verrous pratiques ne seront pas levés. Un reclassement de la Syrie conditionnerait ainsi toute avancée réelle de cette coopération.

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