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    La Syrie mise sur Bruxelles pour se reconstruire

    Damas adopte une diplomatie transactionnelle vis-à-vis de l'UE : réintégration à SWIFT, accès à ERASMUS+ et appel aux investissements étrangers en échange d'une image de stabilité. Le remaniement gouvernemental d'al-Charaa, qui écarte son frère du secrétariat général, vise à dissiper les accusations de dérive clanique et à rassurer les partenaires européens sur la viabilité du régime de transition.

    15 juin 20265 min de lecture
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    L'équipe Zolty

    Cette semaine, la Syrie poursuit sa prospection auprès de l’Union européenne. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Hassan Al-Chaibani, a rappelé les quatre piliers guidant l’action gouvernementale : le rétablissement des infrastructures d’eau, d’énergie et de transport ; le développement des services publics de santé, d’éducation et de protection sociale ; l’appel aux investissements pour relancer l’économie ; enfin, le renforcement progressif des administrations étatiques. Al-Chaibani a mis en avant deux priorités : la réintégration au système bancaire mondial via SWIFT et une coopération avec l’Union européenne dans le programme ERASMUS+.

    Ces demandes soutiennent l’image d’un État capable de définir son agenda et ses priorités. La Syrie adopte ainsi une approche transactionnelle, consciente de sa position stratégique pour les entreprises et des attentes de pays comme l’Allemagne concernant le retour des déplacés syriens. Cette dynamique intervient alors que le président Ahmed al-Charaa a remanié le gouvernement afin de limiter les accusations de dérive familiale héritée du régime Assad. La nomination du gouverneur d’Homs au secrétariat général, en remplacement de son frère, vise à réduire les critiques envers un pouvoir familial et à réaffirmer la volonté syrienne de construire un État-nation. Damas veut aussi rassurer ses partenaires concernant la stabilité politique.

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