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    Catalogues musicaux : nouvel actif stratégique

    Les catalogues musicaux, transformés en actifs financiers prisés, attirent les investisseurs avec des rendements stables...

    18 février 20265 min de lecture
    Catalogues musicaux : nouvel actif stratégique

    Les disques ne sont plus d’or, ce sont les catalogues qui valent désormais des diamants.

    Déjà frappée par la révolution numérique, qui avait modifié les modes de distribution et de consommation de la musique, un nouveau phénomène fait son apparition dans l’industrie musicale : l’entrée massive d’acteurs financiers dans le rachat de catalogues musicaux.


    Mutation du modèle économique et financiarisation des catalogues.

    Depuis peu, l’acquisition de catalogues musicaux est au cœur de l’actualité, avec des transactions atteignant des millions de dollars, créant ainsi une véritable économie parallèle de la musique. En 2020, Bob Dylan vend l’intégralité de son catalogue au groupe Universal Music Publishing Group pour 150 millions de dollars. Grâce à la constante expansion de l’économie musicale, la valorisation des catalogues augmente. La musique n’est plus seulement une industrie culturelle, mais un placement d’actifs financiers immatériels stratégiques disputés. Derrière cette ruée vers l’or se trouve une course au contrôle du patrimoine culturel. Comment la musique, qui auparavant n’était qu’un simple bien culturel, est-elle devenue un bien stratégique au centre de nouvelles batailles économiques ? Pour comprendre ce changement dans l’industrie, il conviendra d’étudier le phénomène, son impact géopolitique et culturel, ainsi que ses stratégies futures.

    Un catalogue musical regroupe l’ensemble des droits associés à des œuvres ou à des enregistrements. On y retrouve deux types de catalogues : le catalogue d’édition, qui concerne la composition et relève des droits d’auteur, et le catalogue d’enregistrements (masters), qui relève des droits voisins. Tout titulaire de ces droits décide des usages autorisés (diffusion, streaming) via des organismes de gestion et perçoit en retour les royalties générées par chaque exploitation commerciale. Cependant, une œuvre peut faire partie de plusieurs catalogues, les droits étant distribués entre les auteurs-compositeurs, les musiciens, les interprètes, les labels ou d’autres parties prenantes. Malgré de nombreux propriétaires, le catalogue musical reste un actif qui attire les investisseurs, leur permettant de diversifier leur portefeuille. Son principal atout réside dans le fait que la valeur d’un catalogue musical est largement indépendante des marchés financiers traditionnels, c’est-à-dire peu affectée par les fluctuations boursières. Deuxièmement, là où une chanson seule dépend de sa popularité du moment, le catalogue répartit les risques sur les différents titres, chacun générant ses propres revenus de royalties.

    Selon plusieurs plateformes d’investissement, les rendements annuels liés aux catalogues musicaux seraient compris entre 5 % et 16 %, des niveaux similaires à ceux observés sur d’autres actifs immatériels reposant sur la propriété intellectuelle, tels que les portefeuilles de brevets ou les droits audiovisuels. À titre de comparaison, le Crédit Agricole estime qu’un bon taux de rendement immobilier se situe entre 4 % et 10 %, soit un niveau souvent inférieur à celui généré par les catalogues. Avec des revenus principalement issus des royalties, notamment grâce à la croissance du streaming, les catalogues musicaux s’imposent aujourd’hui comme un actif immatériel alternatif face à l’immobilier.

    Nouveau rapport de force mondial : finance, plateformes et souveraineté culturelle

     

    Ce marché, désormais hautement lucratif, est composé de plusieurs investisseurs distincts. Les premiers acteurs ne sont autres que les majors, avec pour pionniers historiques Sony Music Entertainment, Universal Music Group et Warner Music Group. Ces consortiums ont longtemps dominé le secteur en détenant en grande partie de nombreux catalogues musicaux. Toujours en quête de nouvelles acquisitions, c’est Universal Music Group qui rachète l’intégralité du catalogue de Bob Dylan en 2020. Aujourd’hui, Universal Music Group demeure le leader mondial en matière de divertissement musical. En 2020, une nouvelle vague d’investisseurs financiers apparaît : les fonds d’investissement spécialisés. Le pionnier de ce mouvement est Merck Mercuriadis, ancien manager d’artistes tels que Beyoncé et Elton John. Il crée en 2018 Hipgnosis Songs Fund, levant rapidement plus d’un milliard de dollars pour acquérir des catalogues d’artistes renommés comme Shakira ou Fleetwood Mac. Par la suite, les géants de la finance Blackstone et KKR se lancent à leur tour dans la course à l’acquisition musicale, jusque-là réservée aux acteurs traditionnels de l’industrie. Le troisième pilier de cette économie n’est autre que les plateformes de streaming. Amazon Music, Apple Music, Spotify et d’autres parties prenantes sont devenus les principaux moyens de distribution et de monétisation de la musique. Ils ne sont pas que de simples plateformes de partage : ils contrôlent aussi les algorithmes, collectent les informations sur les habitudes d’écoute, allant même jusqu’à influencer directement la popularité des titres à l’aide de leurs playlists. Cette position leur procure un avantage stratégique important lors des négociations face aux détenteurs de catalogues.

     

    Et pour finir, ce sont les auteurs, compositeurs et détenteurs de droits qui sont le cœur de cet écosystème. Pourtant indispensables, ils se retrouvent dans une position de négociation souvent déséquilibrée. Si certains grands noms de l’industrie, à l’instar de Rihanna ou Taylor Swift, ont réussi à racheter leurs propres catalogues pour reprendre le contrôle de leur domaine artistique, la majorité des créateurs restent dans une situation de dépendance vis-à-vis des labels.

     

    La domination des acteurs américains sur ce marché est écrasante. Bien que Universal Music Group soit désormais contrôlé par le groupe français Vivendi, les trois majors opèrent principalement depuis les États-Unis. Plus marquant encore, les fonds d’investissement du marché sont presque exclusivement anglo-saxons : KKR et Blackstone sont des institutions financières américaines, tandis qu’Hipgnosis Songs Fund, coté à la Bourse de Londres, est un acteur important du Royaume-Uni. Cette concentration anglo-saxonne pose un problème majeur en termes d’enjeux culturels pour les autres pays producteurs de contenus. La crainte est de se retrouver dans un schéma d’acquisition culturelle lorsqu’un catalogue d’artistes français, latino ou africains est racheté par des structures américaines. Un débat similaire touche le marché du luxe français, avec la peur de perdre le contrôle sur ses grands noms, mêlant inquiétudes politiques et économiques.

     

    La protection des droits d’auteur permet un contrôle jusqu’à soixante-dix ans sur les œuvres d’un artiste après sa mort. Lorsqu’un artiste, de son vivant, vend son catalogue à un major, il cède également un atout économique considérable qui perdurera de longues années. L’accaparement de ces biens peut être perçu comme une forme de colonisation culturelle et économique. La « colonisation » n’est pas à comprendre au sens historique, mais comme une forme d’impérialisme culturel, au sens où l’entend Joseph Nye dans sa théorie du soft power : la capacité d’un acteur à diffuser sa culture, ses normes et ses produits afin d’exercer une influence et de projeter sa puissance. Lorsqu’un fonds américain acquiert des catalogues francophones ou latino-américains, il contrôle non seulement leur monétisation, mais aussi l’ensemble des usages possibles (exploitation dans les films, publicités, jeux vidéo, synchronisations diverses). Un patrimoine artistique national se voit alors absorbé par des logiques étrangères, entraînant une perte d’autonomie culturelle pour les États producteurs. Ce contrôle économique se double d’un contrôle symbolique : décider quelles œuvres seront mises en avant, rentabilisées, et lesquelles tomberont en arrière-plan. En théorie, le droit français protège l’auteur et son œuvre grâce au droit moral (art. L121-1 du Code de la propriété intellectuelle), qui interdit toute modification sans l’accord préalable de l’auteur. Cependant, cette protection trouve ses limites lorsque les droits patrimoniaux sont transférés à des acteurs situés hors du cadre juridique français, où les mêmes garanties ne s’appliquent pas ou diffèrent. Le patrimoine culturel d’un État devient un actif financier lucratif pour une puissance extérieure.

    Outre la propriété de catalogues, l’enjeu stratégique majeur n’est autre que le contrôle du marché de distribution et de la prescription musicale. Les plateformes de streaming détenues par des géants américains (Apple Music, Amazon Music, YouTube Music) et chinois (Tencent Music) possèdent un pouvoir immense grâce aux algorithmes de recommandation. Les données méta correspondant aux œuvres musicales sont des armes de pointe dans cette bataille économique. Ces données, qu’il s’agisse des compositeurs, des interprètes ou même de l’historique d’écoute, finissent par peser directement sur la manière dont un catalogue peut être exploité. Celui qui contrôle ces informations prend l’avantage, car il peut ajuster ses revenus et anticiper les mouvements du marché mieux que les autres. Mais cette dépendance aux outils technologiques crée aussi une faiblesse évidente : même avec des milliers de titres sous la main, labels et fonds restent tributaires des plateformes pour toucher le public. Et face à tout cela, les réponses institutionnelles restent encore assez limitées.

     

    En France, l’exception culturelle et les quotas de diffusion radiophonique imposent de constituer au moins 40 % de programmes francophones afin de protéger le patrimoine musical. Cependant, cette obligation n’est pas étendue aux plateformes de streaming.

     

    D’un point de vue européen, la directive (UE) 2019/790 du 17 avril 2019 sur le droit d’auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique a été adoptée afin de permettre un rééquilibrage des rapports de force entre les créateurs, plateformes et détenteurs de droits, permettant aussi la mise en place d’un système de partage de revenus plus équitable. De plus, les nouvelles régulations européennes ont un effet de ricochet sur l’industrie musicale, bien qu’elles ne visent pas spécifiquement ce secteur. Le Digital Markets Act (DMA) encadre les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et autres grandes plateformes numériques, en limitant leurs pratiques anticoncurrentielles et en régulant leur rôle de gatekeepers. Le Digital Services Act (DSA) joue quant à lui un rôle de cadre protecteur, visant à créer un espace en ligne plus sûr et plus équitable, notamment en renforçant la transparence des systèmes de recommandation.

     

    Malgré ces directives, préserver un héritage musical reste une tâche complexe. Une plateforme en ligne gratuite, nommée CLIP, a été créée grâce à la coopération de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle et de la Music Rights Awareness Foundation. CLIP permet d’aider les créateurs à comprendre leurs droits de propriété intellectuelle. Cette initiative vise à sensibiliser les artistes. En effet, nombreux sont ceux ayant signé des contrats sans comprendre pleinement les implications à long terme de la cession de leurs droits. Cette initiative fait écho au cas de Taylor Swift, qui a dû réenregistrer ses premiers albums après que son ancien label a vendu ses masters sans son accord.

     

    Suite à cela, les majors insèrent désormais dans les contrats des clauses interdisant le réenregistrement des titres pendant des périodes pouvant atteindre trente ans.

     

    L’intelligence artificielle : nouveau choc systémique et facteur de déstabilisation

     

    Afin de maximiser leur contrôle sur la filière musicale, les géants du marché déploient des stratégies complexes. Le groupe Sony Music Entertainment est le parfait exemple d’une intégration verticale : le major possède non seulement des catalogues musicaux, mais aussi des infrastructures de distribution, des studios d’enregistrement et des parts dans des plateformes de streaming, leur permettant un contrôle du début à la fin, de la création à la consommation. En parallèle, la guerre des acquisitions entre les majors et les fonds spécialisés fait rage, entraînant une augmentation des prix des catalogues, transformant la musique en actif financier.

     

    Une autre rupture importante dans le monde musical vient avec l’arrivée de l’intelligence artificielle générative. Le phénomène rappelle, d’une certaine manière, le choc provoqué par Napster au début des années 2000 : il bouscule directement la manière dont la musique est créée. Des outils comme Jukebox d’OpenAI ou MusicLM de Google peuvent désormais produire des morceaux qui reprennent le style d’un artiste réel, et cela à partir de catalogues existants utilisés sans autorisation. Forcément, cette façon de fonctionner soulève des questions, autant sur le plan éthique que juridique.

     

    Pour les détenteurs de catalogues, l’IA est loin d’être un outil neutre. Elle peut certes aider à réduire certains coûts, mais elle place aussi leurs œuvres en concurrence directe avec des morceaux entièrement générés artificiellement, ce qui change profondément la manière dont la valeur d’un catalogue se construit. Si ces productions artificielles s’imposent peu à peu dans les habitudes du public, la valeur des œuvres originales peut mécaniquement s’éroder. C’est dans ce contexte que plusieurs majors ont décidé, en 2024, d’engager des poursuites contre des entreprises comme Anthropic ou Suno, qu’elles accusent d’avoir utilisé des titres protégés pour entraîner leurs modèles d’intelligence artificielle.

     

    L’Union européenne a tenté de répondre à ces dérives avec l’AI Act, un texte censé encadrer les pratiques liées à l’IA générative. Adoptée la même année, la loi impose davantage de transparence sur la manière dont ces systèmes fonctionnent et sur les données qu’ils utilisent. Mais, malgré cette avancée, de nombreuses zones d’ombre persistent. Par exemple, rien n’oblige les entreprises d’IA à obtenir une licence lorsqu’elles entraînent leurs modèles sur des œuvres protégées, ce qui crée un décalage entre la volonté affichée de protéger les créateurs et la réalité du marché. Au final, même avec ce cadre réglementaire, les catalogues musicaux restent exposés à une forme de concurrence artificielle difficile à anticiper et encore plus difficile à contrôler.

     

    Enjeux de long terme

     

    La musique est en constante transition, évoluant vers un marché lucratif.

     

    Le premier scénario futur de ce système serait un développement de l’intégration verticale auprès des géants de l’industrie, déclenchant une monopolisation. Déjà observé dans d’autres industries, le secteur serait victime d’une standardisation de la production musicale et d’un appauvrissement de la diversité culturelle. Un second scénario, celui d’une régulation antitrust, pourrait émerger. Cette régulation correspondrait à des politiques publiques ainsi qu’à des cadres juridiques visant à prévenir les monopoles et à maintenir une concurrence équitable. Elle interviendrait afin de freiner la concentration du marché entre les majors et les fonds d’investissement spécialisés. L’Union européenne pourrait imposer des plafonds de parts de marché ou des obligations de cession de catalogues. Ces scénarios viseraient à préserver la diversité culturelle face aux logiques financières et de concentration. L’évolution du marché des catalogues musicaux, ainsi que son étude, révèle de nouvelles dynamiques de compétition économique et culturelle à l’échelle mondiale. Ce qui autrefois était considéré comme un patrimoine artistique est devenu un actif financier stratégique entre puissances économiques. Une chanson devient un actif produisant des revenus, la création artistique se financiarise et la culture devient un objet de spéculation.

     

    À long terme, cette évolution du marché musical pourrait s’étendre à l’ensemble des industries culturelles.

     

    Si autrefois la valeur de la musique se mesurait en disques d’or, elle se mesure aujourd’hui en actifs stratégiques : contrôler un catalogue, c’est désormais contrôler une part du pouvoir culturel mondial. L’étude du marché des catalogues musicaux devient un levier de puissance inscrit dans des dynamiques économiques, technologiques et géopolitiques qui dépassent les simples studios d’enregistrement. La financiarisation des œuvres, l’entrée massive des fonds d’investissement et la dépendance grandissante aux plateformes numériques transforment une industrie centrée sur la création pure en un terrain stratégique. La valeur d’une chanson ne se limite plus à son impact sur les auditeurs, mais à sa capacité à générer un flux monétaire ou à renforcer l’influence culturelle d’un acteur économique.

     

    Dans les scénarios futurs, une propagation de cette mutation pourrait englober un ensemble plus large d’industries culturelles. Autrement dit, la propriété culturelle deviendra l’un des actifs les plus disputés de l’économie mondiale.

     

    SOURCES :

     

    Royalties / Vente de catalogues

    A Note Music. (n.d.). What is a music catalogue & what has it to do with royalties? https://www.anotemusic.com/news/articles/what-is-a-music-catalogue-what-has-it-to-do-withroyalties

    Les Échos. (2023). La vente du catalogue Pink Floyd se complique. https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/la-vente-du-catalogue-pink-floyd-se-complique1867672

    WIPO (World Intellectual Property Organization). (2023). Musician IP rights: why copyright matters. https://www.wipo.int/pressroom/en/stories/musician-ip-rights.html

    Forbes, Westcott Grant, K. (2025). Catalogs, Indies And Emerging Markets: The Strategic Plays Of 2024. https://www.forbes.com/sites/kristinwestcottgrant/2025/01/30/catalogs-indies-andemerging-markets-the-strategic-plays-of-2024/

    Royalti.io. (2024). The importance of music catalogues for music artists. https://royalti.io/2024/02/the-importance-of-music-catalogues-for-music-artistes

    Ministère de la Culture. (n.d.). Commission des droits d’auteur et droits voisins (CDADV). https://www.culture.gouv.fr/thematiques/presse-ecrite/commission-droits-d-auteur-et-droitsvoisins-cdadv

    Investissements et rendements

    Les Échos. (2024). Investissements dans les catalogues musicaux : le marché se tend. https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/investissements-dans-les-catalogues-musicaux-lemarche-se-tend-1871958

    Chartmetric. (2023). How to invest in music? https://hmc.chartmetric.com/how-to-invest-in-music/

    Crédit Agricole. (n.d.). Chercher un bon taux de rendement locatif. https://e-immobilier.creditagricole.fr/conseils/locatif/rendement-locatif

    Fonds d’investissement

    Music Business Worldwide. (2024). Blackstone becomes new owner of Hipgnosis Songs Fund as investment giant wins shareholder approval. https://www.musicbusinessworldwide.com/done-deal-blackstone-the-new-owner-of-hipgnosissongs-fund-as-investment-giants-bid-wins-shareholder-approval/

    Métadonnées musicales

    Apple Music for Artists. (n.d.). Music metadata. https://artists.apple.com/fr-fr/support/1119-musicmetadata

    Bridge.audio. (2023). Les métadonnées : nouvelle pierre angulaire de l’industrie musicale. https://www.bridge.audio/fr/blog/les-metadonnees-nouvelle-pierre-angulaire-de-lindustriemusicale/

    IA et musique

    The Guardian. (2024). Artificial intelligence could cost musicians 20% of income, industry warns. https://www.theguardian.com/music/2024/dec/04/artificial-intelligence-music-industry-impactincome-loss

    WIPO Magazine. (2024). Could AI music be the industry’s next Napster moment? https://www.wipo.int/en/web/wipo-magazine/articles/could-ai-music-be-the-industrys-nextnapster-moment-75538

    Forbes, Berger, V. (2024). AI’s impact on music in 2025: licensing, creativity and industry survival. https://www.forbes.com/sites/virginieberger/2024/12/30/ais-impact-on-music-in-2025-licensingcreativity-and-industry-survival/

    Billboard. (2024). Music catalog values rose to new levels, Shot Tower Capital reports. https://www.billboard.com/pro/music-catalog-values-rose-level-shot-tower-capital/

    Cadre juridique (France & UE)

    Legifrance. (n.d.). Code de la propriété intellectuelle : Droit moral (art. L121-1). https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006069414/LEGISCTA000006161636/

    Legifrance. (2019). Directive (UE) 2019/790 sur le droit d’auteur et les droits voisins. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038481211

    Régulations européennes : DMA & DSA

    Ministère de l’Économie. (2023). Digital Services Act : quels changements pour les consommateurs ? https://www.economie.gouv.fr/cedef/les-fiches-pratiques/digital-services-act-quels-changementspour-les-consommateurs

    Union européenne. (2023). Digital Services Act: Explained. https://learning-corner.learning.europa.eu/learning-materials/digital-services-act-dsa-explained_fr

    Commission européenne. (2023). Digital Markets Act. https://digital-markets-act.ec.europa.eu/index_en

    BBC News. (2025). Article sur les régulations du numérique. https://www.bbc.com/news/articles/cjdrl7lr039o#

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